Coup de froid sur la scène : Opération anti-copieurs en France – restez sur vos gardes !
Amis de la scène, attention : le vent tourne, et pas dans le bon sens. Suite à une enquête de longue haleine menée par la Brigade de Recherches de Paris (avec la bénédiction de Big N), un vaste réseau de distribution de copieurs et de jeux SNES a été démantelé début novembre 1994.
Trente arrestations. Vingt mises en examen. Des dizaines de milliers de disquettes saisies. Des centaines de Super Wild Card, Pro Fighter et autres unités de backup embarquées. Plusieurs BBS en sommeil ou définitivement offline. Le tout orchestré autour de la structure PARADOX, dont certains membres clés ont été cueillis au petit matin.
Cibles principales : revendeurs en France, utilisateurs actifs sur les 3615, modem-traders, organisateurs de copy parties, et même simples collectionneurs avec trop de disquettes chez eux...
Les autorités ont confirmé ce que certains d'entre nous redoutaient : les BBS sont sous écoute. Ils capturent les logs, surveillent les conférences consoles, identifient les pseudos les plus actifs. La taupe ? Un vieux fichier oublié, un modem mal protégé, un indic bien placé...
Un exemple : certains jeux comme Aladdin ou Astérix ont été détectés sur les boards américains avant même leur sortie officielle, ce qui a mis la puce à l'oreille des gendarmes. Ils ont alors traqué les distributeurs locaux qui injectaient ces ROMs dans le circuit français.
Ce n'est plus un jouet ni un simple "backup device". L'achat, la possession et encore plus la vente de copieurs est désormais traitée comme un trafic illégal, au même titre que la contrefaçon, avec risques de prison et d'amendes lourdes. Même les associations loi 1901 n'ont pas suffi à couvrir les arrières de Paradox.
Le piratage n'est pas mort. Il mue. Il s'adapte. Restons prudents, organisés, et solidaires. Le jeu continue, mais il faut jouer plus malin.